L'IMS sur BFM Business

Le 14 février 2016, Sylvain Reymond, Responsable Mécénat et partenariats de solidarité à IMS-Entreprendre pour la Cité, présentait sa première chronique dans l'émission A But Non Lucratif.

Dédiée à l'articulation Mécénat et RSE, cette chronique se veut un plaidoyer pour une meilleure intégration du Mécénat dans la stratégie des entreprises.


Présentée par Didier Meillerand, cette émission met en lumière chaque semaine une initiative positive, solidaire, caritative ou humanitaire financée par une entreprise.

Pour écouter la chronique, cliquez sur l'image ci-dessous :

 

« La vision décomplexée d’un mécénat performant… »

 

Sylvain Reymond est responsable du mécénat et des partenariats solidaires au sein de l’association IMS-Entreprendre pour la Cité, un réseau de 270 entreprises engagées sur les questions liées au développement humain dans la RSE. Avec lui, nous nous intéressons à l’articulation idéale entre mécénat et RSE. Sylvain, quel lien établir entre ces deux notions ?

« En réalité, cette question divise. Avec d’un côté ceux qui pensent que le mécénat doit rester indépendant de tout enjeu business. De l’autre, un mécénat connecté à la stratégie RSE de l’entreprise. Et de fait a sa performance globale. Ce que pense l’IMS, c’est que dans le contexte actuel, chaque entreprise se doit d’investir dans des projets à fort impact social. Chacune doit veiller à une affectation efficace de ses ressources. Y compris celles qui sont affectées à des causes d’intérêt général.

Et dans les faits, cela se traduit par une synergie forte entre la stratégie de l’entreprise et une responsabilité sociétale que je qualifierai de complète. C’est à dire une stratégie RSE qui intègre pleinement les actions de mécénat et les partenariats solidaires de l’entreprise ».

 

Si je vous entends bien, le mécénat et les partenariats solidaires deviennent des décisions stratégiques… économiques même ?

« Oui. Nous voyons bien que les entreprises du réseau se tournent de plus en plus vers les acteurs de l’intérêt général. Nous voyons que pour elle, ce secteur est un vivier d’expérimentation, d’innovation ouverte. Quand BNP Paribas et l’ADIE s’associent par exemple sur la question du microcrédit, elles ouvrent à des personnes sans emploi la voie de la création d’entreprise. Quand la Fondation PSA de son côté développe avec ses partenaires associatifs de nouveaux concepts de garages solidaires, qui permettent à ce qui n’en avaient pas les moyens, de réparer ou d’acheter un véhicule… et bien cette logique de co-construction favorise de nouvelles solutions durables. Et tant dans leur mise en œuvre qu’en termes de finalité, tous ces partenariats créent de la valeur partagée, de la valeur ajoutée, y compris au sens économique du terme. Pour la société bien sûr, mais aussi pour l’entreprise ».

 

Le principe même du mécénat prône pourtant un soutien destiné à une action d’intérêt général. Peut-on encore parler d’intérêt général dans ce cas ?

« La question de l’intérêt général est centrale. En particulier pour nos entreprises qui doivent assumer toujours plus de responsabilités et dont le rôle est de contribuer elle-même très fortement à cet intérêt général. Nous avons la conviction, à l’IMS, qu’intérêt général et intérêt de l’entreprise ne sont plus dissociables aujourd’hui. Et qu’il est peut-être temps de réinterroger cette notion même d’intérêt général ? Ce qu’elle recouvre notamment. L’IMS avec ses partenaires. Je pense notamment au CFF. Ou au Cabinet EY avec qui nous travaillons actuellement sur une nouvelle édition du Panorama des fondations et entreprises mécènes ; tous ensemble nous travaillons sur ce sujet.

 

Ce que je peux dire, c’est qu’au fil du temps et depuis 30 ans, les entreprises membres de l’IMS, pionnières dans l’utilisation innovante du mécénat, se sont emparées de ces dispositifs et les ont fait évoluer. Certes pour donner du sens à leurs actions. Mais aussi dans une logique de cohérence et d’efficacité qui, qu’on le veuille ou non, sert les enjeux économique de l’entreprise. Et nous assumons pleinement cette vision décomplexée si j’ose dire… d’un mécénat performant ».

 

Concrètement, et de manière opérationnelle, comment cela se traduit ?

« Evaluer un programme, mesurer l’impact social d’une action, impliquer ses collaborateurs, développer leurs compétences par le mécénat, sélectionner le bon projet… c’est sur tous ces enjeux, très axés sur l’efficacité, que l’IMS accompagne au jour le jour ses entreprises et fondations membres. Et pour elles, je crois que la question d’un mécénat déconnecté ou relié à la RSE ne se pose finalement pas. Pour elles, c’est juste, je pense, une question de bon sens : ces deux dimensions font toute la force d’un seul et même engagement. Un engagement citoyen, un engagement complet, un engagement responsable ».

A propos d'IMS

IMS-Entreprendre pour la Cité regroupe et accompagne les entreprises engagées dans des démarches de Responsabilité Sociétale (RSE).
 
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