L'IMS chez BFM Business ce 1er mai

Le 1er mai 2016, Sylvain Reymond, Responsable Mécénat et partenariats de solidarité d'IMS-Entreprendre pour la Cité, présentait sa chronique Mécénat & Performance...

Présentée par Didier Meillerand, A But Non Lucratif met chaque semaine en lumière une initiative positive, solidaire, caritative ou humanitaire financée par une entreprise. Sylvain Reymond, Responsable Mécénat et partenariats de solidarité d'IMS-Entreprendre pour la Cité, y présente régulièrement la chronique de l'expert Mécénat.
 
Le 1er mai 2016, l'IMS présentait une chronique "Mécénat et performance", suite au Manifeste "Pour un mécénat performant", publié en avril sur les Echos Business par Jean-Paul Bailly, Claude Bébéar et Augustin de Romanet, au nom de l'IMS. Pour écouter cette chronique, cliquez sur l'image ci-dessous. La chronique se trouve à 42'23 :

Sylvain Reymond est responsable du mécénat au sein d’IMS-Entreprendre pour la Cité, réseau qui regroupe 270 entreprises engagées. Sylvain, il y a quelques jours, Claude Bébéar, Jean-Paul Bailly et Augustin de Romanet, trois grands dirigeants d’entreprises investis au sein de l’IMS, dévoilaient la nouvelle vision de l’IMS sur le sujet. Une sorte de manifeste « pour un mécénat performant ». Associer Mécénat et Performance, il fallait tout de même oser !

C’est certainement osé, mais surtout assumé. Le temps du mécénat qui ne serait que la simple expression d’une bonne conscience de l’entreprise est révolu. Pour toute entreprise responsable, ce débat, qui vise à séparer ou relier mécénat et RSE, est un faux débat. Nous en sommes convaincus, intérêt général et intérêts économiques, ne sont plus indissociables. Toute action citoyenne serait dénuée de sens, contre-productive même, pour chacun des partenaires, si elle ne s’inscrivait pas en cohérence avec la raison d’être de l’entreprise : à savoir son développement et la prospérité de son écosystème. Pour chacun, la performance est devenue une exigence.

 

D’où ma question Sylvain : le mécénat performant, c’est quoi au juste ?

Et bien le mécénat performant, c’est d’abord considérer que les partenariats noués avec des acteurs de l’intérêt général sont, pour nos entreprises, d’incroyables leviers de création de valeur et d’enrichissement mutuel. C’est aussi et surtout assumer le fait que, dans le contexte de crise actuel, où l’on voit s’intensifier les inégalités et se multiplier les urgences sociales, entreprises et porteurs de projets ont en commun cette responsabilité de co-construire des solutions adaptées et efficaces. Que des deux côtés chaque euro compte. Que chaque ressource, chaque don affecté, doit favoriser la performance de l’action.

 

Et donc la recherche du plus grand impact social… c’est bien cela ?

Oui exactement. A plus ou moins long terme, dans une logique raisonnable d’expérimentation d’abord, puis d’essaimage ensuite, c’est de plus en plus l’impact des projets qui va conditionner les investissements des mécènes… L’évaluation et la mesure d’impact répondent à cette nécessité de mesurer la performance du mécénat.

 

Que dîtes-vous Sylvain à ceux qui persistent et signent sur le fait que le mécénat doit rester indépendant de tout enjeu business, déconnecté de la stratégie RSE de l’entreprise ?

Le mécénat est un vecteur de valeurs ajoutées qui irrigue l’ensemble des activités de l’entreprise. Lorsqu’il est pensé de manière globale, il répond à une très grande diversité d’aspirations stratégiques. C’est d’abord bien sûr un incroyable levier de réputation. Et le mécénat performant, c’est avouer que la marque sert autant la cause que la cause ne sert la marque. Le mécénat performant, c’est aussi un indéniable levier de cohésion sociale et un véritable outil de gestion des ressources humaines. Pour The Walt Disney Company par exemple, volontariat, mécénat de compétences et intrapreneuriat permettent à plus d’un tiers de leurs collaborateurs, au-delà de donner plus de sens à leur travail, de développer de nouvelle compétences personnelles et professionnelles.

 

Levier d’image, de cohésion… levier d’ancrage territorial comme vous l’affirmiez ici même Sylvain le 10 avril dernier… Mais encore ?

Et bien je dirais surtout que le mécénat performant est un moteur d’expérimentations et d’innovations. Le mécénat performant, c’est s’ouvrir aux autres, aux usages et comportements émergents, mais aussi et surtout s’adapter aux besoins de populations vulnérables. Pour une entreprise, c’est confronter son expertise et ses connaissances, avec celles d’une association pour trouver ensemble de nouvelles réponses. Prenez la Fondation Carrefour qui s’engage notamment sur la thématique de l’aide alimentaire à travers des projets assez exemplaires. En 2015, pas moins de 92 millions de repas solidaires ont été distribués. Quelques années auront suffit pour organiser une véritable chaîne d’anti-gaspillage à l’échelle de chaque magasin du groupe.

 

Vous avez conscience Sylvain que cette posture centrée sur la performance s’inscrit en rupture avec la vision traditionnelle du mécénat ?

Ce dont j’ai le plus conscience Didier, c’est que notre rôle à l’IMS, comme le vous le faites à travers cette émission, est de mettre en lumière l’engagement extrêmement fort de nos entreprises en faveur de l’intérêt général. En France, ce mécénat performant profite à tous désormais. Aux bénéficiaires d’abord, à la Société dans son ensemble bien sûr mais aussi aux entreprises. Notre rôle à tous est aussi de reconnaître et de valoriser cet engagement responsable, vertueux et bel et bien… performant !

 

Merci, retrouvez toutes les infos de la chronique de Sylvain sur le compte twitter de l’émission @abutnonlucratif.

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